Val de Thines

la colonne vertébrale de Nivelles.

Moulin de la Thines

Au 13ème siècle déjà un premier moulin a été recensé sur la Thines. La rivière et les moulins qu’elle a alimentés des siècles durant sont à la base de la prospérité des cinq villages qui constituent le Nivelles d’aujourd’hui. 

La Thines et ses secrets

A l’occasion de l’ouverture d’une exposition sur la Thines et ses secrets, le bourgmestre de Nivelles, Pierre Huart, a qualifié la rivière de « colonne vertébrale » des cinq villages qu’elle traverse, Thines, Baulers, Nivelles, Monstreux et Bornival, avant de se jeter dans la Senne.Sur le plan hydrographique, la Thines fait partie du bassin de l’Escaut. 

Un passé riche

Un premier moulin à farine y a été recensé dès le 13ème siècle. Cette activité n’a cessé de se développer. Alors qu’elle ne fait que dix kilomètres, la Thines comptait jusqu’à douze moulins en 1860, moulins à farine et moulins à papier. Lorsque les minoteries ont fait leur apparition, les moulins de la Thines se sont quasiment tous reconvertis pour donner naissance à la fabrication de « parchemin végétal », c’est-à-dire de papier et de carton au départ de bois et de chiffons. L’essor en fut donné par Ferdinand Delcroix, fondateur en 1882 des Papeteries qui portent son nom. 

Les Papeteries Delcroix ont été rachetées en 1962 par le groupe papetier britannique Wiggins qui a transféré la production de papier 15 km plus loin (à Virginal) et fermé les bassins de décantation de Nivelles fin des années 60.

En 1990, Wiggins fusionne avec le groupe français Arjomari pour former Arjo-Wiggins, leader mondial des papiers techniques. En 2009, l’activité est reprise par Idem Papers. Le site nivellois n’est plus utilisé que pour une activité de logistique.

La SA Thines Real Estate (TRE) rachète le site fin 2015 pour y développer un nouveau quartier durable, multigénérationnel et mixte. 

La Thines sous Nivelles.

Au 19ème siècle, un bras artificiel a été creusé sous la ville pour limiter ses débordements – notamment à la rue du Déversoir, la bien nommée. Pour la même raison, de grands travaux ont été menés au centre de Nivelles dans les années 1950 pour recouvrir la rivière dans sa traversée de la ville.

Ces travaux se sont poursuivis jusqu’en 1979 et une station d’épuration a été installée àl’entrée de Monstreux, un des quartiers de Nivelles. Dès cette époque, on peut parler d’un retour à la vie de la rivière, dont l’eau est (re)devenue claire. L’arrêt de l’activité des papeteries y a évidemment aussi contribué.

Ceci permet de remettre en valeur cette rivière sur le site du Val de Thines. L’étang qu’elle alimente, ainsi que la création d’un nouveau bassin d’orage, joueront aussi un rôle important dans la gestion de ses eaux en vue de la protection du centre de Nivelles en cas d’orages importants.